Lundi 24 Aout 2015

Le soleil vient à peine de se lever, et pourtant, contrairement à nos habitudes vacancières, nous sommes déjà debout. Il faut dire que même si notre avion est en fin d’après-midi, les derniers préparatifs n’ont pas encore été bouclés. Heureusement, nous avons dormi sur Paris pour nous épargner le voyage en train qui nous sépare de la capitale le jour même.

Hiyoko, que j’ai quitté entre de bonnes mains hier pour notre mois d’absence, me manque déjà. Mais pas le temps de se lamenter. Ce matin, il faut récupérer nos yens au bureau de change, acheter nos JR PASS indispensables pour notre tour de Kyūshū, acheter les derniers Omiyage (Cadeaux destinés aux familles d’accueil sur place), et enfin réussir à fermer nos valises déjà pleines à craquer. Apparemment nous avons déjà beaucoup trop de cadeaux à amener.

C’est donc hâtivement que nous sortons faire un tour dans le quartier d’Opéra… où se trouvent notre bureau de change et la boutique pour acheter les JR PASS. Il est vrai que ce n’était pas le meilleur choix de s’en occuper au dernier moment, mais soit, il n’y a pas eu de contretemps. Enfin en possession du plus important, le stress retombe pour le reste de la journée, et nous prenons notre temps pour nos achats ainsi que pour fermer nos bagages. Ou plutôt, nous sautillons avec énervement dessus en espérant réussir à les fermer sans rien enlever ni casser.
C’est en sueur après tant d’effort, que nous partons pour de bon vers l’aéroport, impatients. Cette impatience que nous devons contenir pour un long moment, car en plus des heures interminables à passer dans l’avion, nous avons aussi le trajet en RER, l’attente à l’aéroport de départ et à celui de transit.

Une ellipse plus tard (comment ça, ce n’est pas très subtil comme transition ?), me voilà assise contre la fenêtre de notre avion Turkish Airlines, Dimi à côté, de manière à ne surtout pas me retrouver à dialoguer avec les hôtesses de l’air et stewart. Mauvaise en anglais oui, mais surtout pas rassurée. Place que je reprendrais dans tous nos autres vols qui suivront. Bref, nous décollons, mangeons le délicieux loukoum offert à chaque décollage, et c’est parti pour l’ennui ! Nous avons chacun profité de l’écran pour nous occuper entre deux repas à base de yaourt, avons passé ensuite trois looooongues heures en pleine nuit à l’aéroport d’Istanbul dans un endroit assez miteux sans wi-fi (qui nous a fait regretter d’avoir pris une longue correspondance au retour à ce moment-là), et sommes remontés dans notre autre avion vers Kyōto. Il me semble avoir regardé un film déprimant japonais (Kaze ni Tatsu Lion) puis un film d’animation (Home) qui m’a encore moins plu que le précédent.

 

Et enfin, c’est la délivrance, nous atterrissons !
Sans compter les TROIS HEURES de file d’attente à l’immigration au milieu de chinois malpolis. Le fameux moment où on est crevés de quatorze heures de voyage et où on te fait attendre immobile, fatigué, harassé même, dans le bruit et la sueur. Et que tu rages encore plus parce que l’organisation des guichets est déplorable (finalement re-bienvenue en France !).
Donc nous sortons de cet enfer trois heures plus tard, prendre un bus d’une heure de l’aéroport international du Kansai jusqu’à Nara, où nous avons deux heures de retard sur notre rendez-vous avec le père de la famille d’accueil venu nous chercher en voiture. Le pauvre est resté nous attendre là sans nouvelles pendant tout ce temps. (Parce qu’en plus impossible de les contacter en arrivant, pas de wifi etc.)
Encore quelques minutes de trajet jusqu’à la « banlieue » où vit la famille, traversant quelques coins de verdure où des sauterelles gigantesques sautent aux carreaux…. Et nous arrivons finalement tellement tard qu’à peine les retrouvailles (pour Dimi) et présentations (pour moi) faites, nous partons tous nous coucher.

Je parlerais plus en détails de la famille la prochaine fois peut être, étant donné que j’ai l’impression d’avoir trop écrit pour aujourd’hui. Ce n’est même pas intéressant en plus ! A bientôt mes petits.

Préparatifs.

Comme vous le savez surement déjà, nous avons acheté nos billets pratiquement sur un coup de tête et nous n’avions donc que très peu de temps pour planifier le séjour. Il a fallu donc éplucher hâtivement les sites de tourismes et blogs de voyageurs ou résidents au Japon ainsi que consulter nos connaissances sur place pour établir un planning. Planning qui devait être bouclé lui aussi rapidement pour pouvoir procéder à l’étape la plus cruciale, réserver les hôtels. Ce qui d’ailleurs nous coutera quelques mésaventures en fin de séjour et un peu de stress pour ma part tout au long du voyage.

Nous avions quand même réfléchi avant l’achat des billets à comment se déroulerait le séjour grossièrement, pour ne pas nous retrouver embêté avec les aéroports d’aller et de retour. Nous avons donc établi d’arriver à l’aéroport international du Kansai, de passer une première petite semaine dans cette région, puis de nous envoler vers Okinawa la seconde, de visiter Kyūshū la troisième, et enfin finir par Tōkyō et repartir par l’aéroport de Haneda/Narita.

Avec un peu plus d’investissement, beaucoup de réflexion, des abandons de destinations, et un planning finalement réglé comme du papier à musique… Voilà ce que nous avions prévu :

 
planning

 

Dans la liste des grands absents « trop bien mais qui rentrent pas dans le budget et dans le planning », on peut citer tout d’abord Miyakojima et autres îles paradisiaques d’Okinawa trop éloignées de la principale, qui aurait augmenté considérablement le budget pour peu de temps passé dessus. Ensuite l’île de Yakushima, tout au sud de Kyūshū, dont l’accès et encore une fois assez onéreux, et prends du temps. Une ou deux journées dessus n’étant pas rentable, nous l’avons aussi écartée. Enfin, Hakone, son volcan, son Owakudani. Plus qu’une restriction budgétaire, c’était surtout le fait que la zone n’était pas accessible à cause de l’alerte de niveau 4.

En fin de compte, il y eu d’autres absents par manque de motivation ou de temps qui était prévu, et j’espère bien pouvoir y aller une prochaine fois, tout comme ceux qui ont été retiré du planning. Et n’oublions pas ce cher nord du Japon, et pas seulement Hokkaido. Vivement le prochain voyage !

 

A bientôt mes chers, pour le récit des derniers instants avant le départ.

Prologue.

Début Aout. Comme le reste de l’année, je suis en vacances. Dimi quant à lui, fini un stage d’ingénieur après deux mois bien remplis. Il sera enfin en vacances lui aussi dans quelques jours et pourra profiter tranquillement de six petites semaines de repos avant sa prochaine rentrée.

Pourtant ce soir-là, il proposa sur un ton sérieux la plaisanterie habituelle du ras-le-bol de la routine quotidienne.
« Et si on allait au Japon ? »

Et c’était décidé. Mon hésitation face aux préparatifs très courts avant un hypothétique départ a été bien vite balayée par son enthousiasme empreint de folie. Un petit tour sur internet pour réserver des billets étonnement bon marché, et nous partions dans une quinzaine de jours, pour environ un mois de séjour.

Quitte à faire des folies, nous avons d’abord commencé par regarder tout ce qu’il nous plairait de voir dans tout le Japon, sans se soucier du budget. Honshu, Kyushu, Shikoku, ou peut-être même Okinawa et Hokkaido… Évidemment les recherches ont été nombreuses et éprouvantes étant donné le peu de temps disponible avant notre départ, et il fallut faire des choix tant au niveau budgétaire que temporel, mais vous ne saurez ceci en détail qu’un peu plus tard.

 

Maintenant que les bases sont posées, revenons sur les protagonistes de ces péripéties. Mon homme et moi-même (… et le chat).

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Dimi est un jeune homme de 23 ans, à l’époque en fin de deuxième année d’école d’ingénieur. Il a déjà voyagé par trois fois au Japon avant ce nouveau départ. Une fois en famille, une entre amis, et une en stage pour son cursus ingénieur dans un café à Harajuku. Il a d’ailleurs bénéficié de famille d’accueil pour ce dernier, permettant d’avoir déjà quelques points de chûtes pour ses prochains séjours à venir. Il a donc déjà une certaine connaissance du Japon, ce qui est non négligeable pour s’en sortir dans le déroulement de ce nouveau voyage un peu précipité.

Pour parler de moi un peu maintenant, je vous dirais que j’ai 21 ans, un peu perdue dans les études, et que j’ai rejoint Dimi dans sa ville étudiante, à la recherche d’un objectif. Bref, je ne suis allée au Japon qu’une seule fois il y a quatre ans, au crochet de mon frère y résidant, et je n’ai fait que suivre le programme des visites qu’il m’avait préparé (J’étais encore jeune et innocente, enfin, ça n’a pas changé !), donc je n’ai pas d’expérience de voyage seule. J’ai un bon niveau de compréhension en japonais suite à un visionnage assez soutenu d’animes, et deux ans de fac de langues, mais tout comme en français, je ne m’illustre pas en expression orale (Zéro compétence en relation sociale). On peut dire que nous formons donc une bonne équipe Dimi et moi, je lui traduis ce qu’on lui dit, et il répond !

Et le chat eh bien… c’est Hiyoko (Oui oui, poussin en japonais), ma petite calicot de 4 ans, de qui j’ai bien eu du mal à me séparer pendant tout un mois de Japon. Je l’aurais bien emmenée visiter avec nous.

 

Je pense que c’est suffisant pour un prologue, devenu assez long finalement… La prochaine fois, je vous parlerais des préparatifs plus en détail, et peut être du planning établi.

A la prochaine mes chers.